Le Divin ne s'offre qu'à ceux qui s'offrent eux-mêmes à la Divinité.
Sri Aurobindo

Toutes choses sont des déploiements de la connaissance divine.
Vishnou Pourâna, 2.12.39

Toute la vie est un yoga.
Sri Aurobindo, La Synthèse des yogas - I.




samedi 7 mars 2015

Yogi Ramsuratkumar




Extrait de :
APERÇUS D'UN GRAND YOGI
par
Sadhu Prof. RANGARAJAN




"La libération n'était pas la fin pour ce mendiant, c'était plutôt le commencement pour lui"

Yogi Ramsuratkumar.



Ramsurat arriva à l'Ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry en novembre 1947 alors que le mahayogi était au faîte de sa sadhana spirituelle. Le jeune aspirant espérait obtenir la direction nécessaire du Maître. Il se plongea dans une étude intense des écrits du Maître aussi bien que de sa vie. Il trouva dans la personnalité du mahayogi la manifestation vivante de la Suprême Vérité-Conscience. Ramsurat intensifia sa propre sadhana dans la lumière des enseignements de Sri Aurobindo et réalisa les possibilités de la conscience mystique où l'on peut rechercher sa propre identité avec l'entièreté de la création. Mais dans ses dernières années le Maître était la plupart du temps en retraite et le jeune aspirant avait besoin de quelqu'un avec qui il pouvait être plus intime et dont la direction directe pouvait hâter son éclosion spirituelle. Ce fut à ce moment qu'un jeune brahmachari de l'ashram qui devenait plus proche de Ramsurat Kumar et qui veillait sur ses besoins, lui suggéra de rendre visite à Sri Ramana Maharshi à Tiruvannamalai. Ramsurat se rappela alors de l'avis qui lui avait été donné par le vieux moine des rives de Ganga avant son départ et il décida de se rendre au Ramanashram.Venkatraman, qui vint plus tard à être vénéré comme Ramana Maharshi, était né de Sri Sundaram Ayyar, un avocat non certifié, et de sa femme Alagammal, à Tiruchuzhi le jour auspicieux d'Arudra Darshana le 29 décembre 1879. Les jeunes années de Venkatraman ne connurent rien de significatif et, à l'école, il n'était pas très intéressé par ses études. Mais il avait une mémoire prodigieuse et pouvait se rappeler tout ce qu'il avait entendu ou lu une fois. A l'âge de seize ans, il vécut une expérience inhabituelle. Un jour qu'il était assis dans une pièce du rez-de-chaussée de la maison de son oncle avec lequel il vivait depuis l’âge de douze ans après la mort de son père, il fut soudain saisi de la peur de la mort, alors même qu'il était en bonne santé. Le choc de la peur de la mort dirigea son esprit vers l'intérieur. Il se posa la question : "Qu'est-ce qui meurt ?". Il dramatisa d'abord l’événement. Il raconte lui-même cette expérience : "J'avais les membres étirés et rigides comme si la rigor mortis y avait pénétré et j'imitais un cadavre comme pour donner une plus grande réalité à la question.... 'Bon', me dis-je, 'ce corps est mort. Il sera porté raide au champ de crémation et là il sera brûlé et réduit en cendres. Mais avec la mort du corps, suis-je mort ? Suis-je le corps ? Il est silencieux et inerte, mais je ressens la force entière de ma personnalité et même la voix du "Je" à l'intérieur de moi, séparément de lui. Donc je suis esprit transcendant le corps. Le corps meurt mais l'esprit qui le transcende ne peut être touché par la mort. Cela signifie que je suis l'Esprit immortel'.Tout ceci n'était pas que pensée stupide, çà éclatait à travers moi avec force comme une vérité vivante que je percevais directement, quasi sans procédé de pensée." La vision de la Vérité déclencha une quête spirituelle dans le coeur du jeune Venkatraman. Il quitta bientôt sa maison et alla vers Arunachala dont il avait entendu parler par un parent plus âgé. Là, dans l’enceinte du temple sacré d'Arunachaleshvara, le jeune garçon qui était maintenant devenu un reclus, se plongea dans une profonde méditation et une intense sadhana. Très souvent des camarades sadhaks devaient introduire de la nourriture dans la bouche du jeune sadhak plongé en samadhi. Plus tard, quand sa mère entendit parler du jeune homme qui se tenait à Tiruvannamalai, elle y vint pour le persuader de retourner à la maison. Mais le jeune homme avait transcendé tous les attachements. Il alla alors à la Colline Arunachala et continua ses austérités dans la grotte Virupakshi. Son aura spirituelle attirait vers lui beaucoup d'aspirants y compris sa propre mère et son propre frère qui s’engagèrent aussi dans la voie de la renonciation. Ce fut un illustre disciple, Kavyakantha Vasishtha Ganapati Muni qui reconnut la grandeur du saint et en premier s'adressa à lui comme' Maharshi Ramana'. Plus tard, des fidèles de toutes les parties du monde, y compris Paul Brunton, l'auteur renommé de A Search in Secret India, commencèrent se répandre dans la ville temple pour s'asseoir aux pieds du saint sage. Les enseignements du Maharshi tournent autour de l'introspection (Vichara). Selon ses propres termes, "vichara est le procédé et aussi le but. 'Je suis' est le but et la réalité finale. S'y tenir avec effort est vichara. Lorsqu'elle est spontanée et naturelle, c'est la Réalisation". Bhagavan atteignit le mahasamadhi le 14 avril 1950. Ramsurat, qui possédait l'introduction de la sagesse divine de la Vérité Supramentale des écrits de Sri Aurobindo retrouva en présence du Maharshi Ramana de Tiruvannamalai qui étendit sa grâce sur le fervent aspirant. Il s'assit dans une grotte de la colline Arunachala en chantant le Ramnam pendant vingt jours. Puis il entreprit un long pèlerinage à travers tout le pays avant de fonder un ashram à Kasargod où il resta pendant une courte période, puis il se déplaça et s'établit à Kanhangad. L'Anandashram de Kanhangad dont la Principale actuelle est Mère Krishnabaï (1) qui avait rejoint Swami Ramdas alors qu'il fondait l'ashram à Kasargod, est un puissant phare spirituel qui attire des milliers de fidèles de toutes les parties du monde. Entre 1949 et 1957, Ramdas voyagea dans tout le pays, portant le mantra Sri Ram Jaya Ram Jaya Jaya Ram à chaque coin et recoin. Il voyagea même autour du globe en 1954. Il atteignit le mahasamadhi le 25 juillet 1963. A la différence de Mahayogi Sri Aurobindo et de Maharshi Sri Ramana, Swami Ramdas n'attira pas Ramsurat lors de la première sollicitation. Le yogi a parlé lui-même de cette expérience de la première visite à son Maître : "Ce mendiant ne fut pas frappé par Swami Ramdas comme il l'avait été par Ramana Maharshi et Aurobindo. Ce mendiant ne pouvait comprendre Ramdas à ce moment. Il comprit immédiatement que les deux autres Maîtres étaient des géants spirituels. Avec Ramdas c'était cependant différent. Comme une sorte de réaction... Il vivait luxueusement et les gens le servaient comme un roi." N'ayant ressenti aucune attraction pour le nouveau Maître, Ramsurat retourna chez lui à Kashi. En 1948, Ramsurat retourna dans le sud. Il visita de nouveau le Sri Aurobindo Ashram mais ne put y rester. De là il se rendit à Tiruvannamalai et passa deux mois en présence de Maharshi Ramana. Ce fut pendant cette période que la grâce du Maharshi commença à travailler en lui. Un jour, alors que Ramsurat était assis à côté du Maharshi, le regard perçant de ce dernier tomba sur le jeune aspirant. Le regard du Maharshi! Les mots ne sont pas appropriés pour le décrire! Paul Brunton en a rapporté son expérience : "Ses yeux luisent d'une brillance étonnante. D'étranges sensations commencent à s'élever en moi. Les orbites brillantes semblent lorgner dans les renfoncements les plus intérieurs de mon âme. D'une manière particulière, je me sens instruit de tout ce qu'il peut voir en mon coeur. Ce regard déconcertant me trouble d'abord. Je sens qu'il a perçu les pages qui appartiennent à mon passé et que j'avais oubliées. Il le connaît entièrement, j'en suis certain. Je ne peux m'échapper, d'une certaine manière je ne le veux pas non plus. Une curieuse suggestion d'un bienfait futur me force à endurer ce regard sans pitié. "(A search in secret India). Dans le cas de Ramsuratkumar, l'expérience fut de loin plus profonde et significative. Il ouvrit les yeux en sortant de la méditation et remarqua le regard perçant du Maharshi qui pénétrait en lui. Il perdit d'abord sa conscience physique et se sentit comme transporté jusqu'à un royaume où le temps et l'espace se fondaient dans le néant. Il éprouva son existence comme un continuum qui transcendait plusieurs vies dans le passé et beaucoup qui étaient à venir. Il éprouva intensément une transformation complète qui prenait place en son être le plus intérieur. De ce jour, la vie de Ramsurat fut ancrée à de dures austérités et une quête incessante du soi. La même année, Ramsurat rendit une nouvelle visite à Ramdas. Cette fois encore une force inexplicable l'empêcha d'entrer en rapport avec le Maître. Selon Ramsurat, peut-être le Maître lui-même l'empêcha de le connaître, car l'aspirant avait besoin de plus de temps pour être mis sur le chemin de l'autre facette de son voyage. Ramsurat prit encore congé du Maître et se dirigea vers le nord lointain. Traversant villages, villes et cités et rassemblant de nouvelles expériences, il atteignit les Himalayas. La compagnie des sages et des voyants dans la Demeure des Dieux exaltait son âme élevée jusqu'à de nouvelles hauteurs de l'extase spirituelle. Selon Swami Vimalananda, Ramsurat visita même Rishikesh et passa quelque temps avec le grand saint de l'Himalaya, Bhagavan Sivananda. Alors qu'il était dans l'Himalaya, en avril 1950, il entendit que Maharshi Ramana était entré en mahasamadhi. Avant même qu'il ne puisse sortir du sentiment d'une perte personnelle qu'il ressentait profondément, à la fin de l'année, Mahayogi Aurobindo entra aussi en mahasamadhi. Une vague soudaine d'agitation serra son coeur. Il sentit qu'il avait manqué des occasions en or dans sa vie. Les deux maîtres avaient fait une profonde impression dans son esprit et il ressentit réellement que sa proche association avec eux, quoique pour de courtes périodes, l'avaient élevé à un très haut degré jusqu'à des plans supérieurs de la conscience spirituelle comme s'il en avait été lui-même ignorant quand il était avec eux. Ramsurat fut alors déterminé à ne plus manquer une autre occasion et décida de rendre une troisième visite au troisième Maître, Swami Ramdas. Ramsurat raconte lui-même les incidents qui suivent : "Une chose alors était très importante, c'était la troisième chance de rendre visite à Ramdas. Les deux grands Maîtres étaient partis. Ce mendiant pensa en lui-même' Laissez-moi essayer encore de visiter Ramdas, parce qu'il est dans Son être transcendant et tout puissant." (Ramdas Speaks, Volume IV). Le Maître commanda au disciple d'aller et de s'asseoir en chantant le mantra pendant les vingt-quatre heures de la journée. Ramsurat demeura dans un état extatique de Conscience de Dieu pendant plusieurs jours. Il avait l'habitude de chanter et de danser en chantant le mantra. Il avait, alors, tourné en mystique. Il trouvait l'univers entier en lui-même. L'Aurore de la Conscience Divine en lui, annoncé par Mahayogi Sri Aurobindo, fut hâtée lentement par Maharshi Ramana et portée à son apogée par Swami Ramdas. Se rapportant au rôle des trois Maîtres, Ramsurat remarque dans une veine d'humour : "La plupart des hommes n'aimeraient pas dire qu'ils ont eu trois pères, mais ce mendiant a eu trois Pères. Beaucoup de travail a été fait sur ce mendiant. Aurobindo a commencé, Ramana Maharshi a fait un peu et Ramdas a terminé." Sri Aurobindo lui donna la Jnana pour rechercher la Vérité, Sri Ramana le conduisit dans la voie de Tapas et finalement Sri Ramdas lui donna Bhakti pour s'élever dans le royaume de l'Extase Divine.

 (1) Ma Krishnabaï est entrée en mahasamahi en 1989, à l'âge de 86 ans.


En lien: 
biographie (succincte) de Sri Aurobindo 

mardi 20 janvier 2015

Qui était Mario Meunier ?



Mario Meunier, est un helléniste français, né à Saint-Jean-Soleymieux, petit chef-lieu de canton des Monts du Forez près de Montbrison,  décédé le 12 décembre 1880 , il s'éteignit le 5 août 1960 en pays roannais, au Crozet,


Commandeur de la Légion d'Honneur,   M. Mario Meunier, était déjà officier de l'Ordre du Sauveur de Grèce. Il avait reçu, en 1931, le grand prix de la Société des Gens de lettres de Francs.



(...)

     Ses maîtres ayant remarqué son intelligence l'envoient à la Maison-Mère des Maristes, à la Valla, près de St-Chamond, puis, de là, à la Trappe d'Aiguebelle, enfin auprès des Bénédictins de Marseille où il aborde l'étude du grec. Son professeur connaît à fond la langue d'Homère. Il lui en dévoile tous les secrets et lui communique son enthousiasme.



 (...)



    "Les lettres grecques sont les gardiennes de la civilisation. Elles sont indispensables à la haute éducation intellectuelle. Comment s'appuyer pour former une âme d'homme sur des systèmes d'éducation qui sont sans racines dans le passé et qui ne sont fondés que sur le ca­price passager d'une hypothèse plus ou moins scientique qui, comme toutes les hypothèses, ne saurait vivre longtemps..."


    "...Plus que tous les autres peuples, les Grecs ont su mettre du mouvement et de l'ordre dans leur pensée et, par cela même, la rendre vivante. Aussi, si l'on veut arriver à pénétrer cette pensée, c'est par la voie des lettres qu'il faut s'y engager. D'ailleurs, le latin et le grec ont, de par leur propre étude, une valeur éducative incom­parable. Les habitudes de réflexion, de méthode et d'analyse aux­quelles l'esprit doit se plier s'il veut saisir tout le mécanisme de ces langues, en font une des disciplines les plus robustes et les plus stimulantes de l'esprit."



Préface: Shrî Aurobindo, De la Grèce à l'Inde 


Biographie de Mario Meunier 


 Mario Meunier 

dimanche 18 janvier 2015

GRAEME ALLWRIGHT




« La Ligne Holdworth », « Jolie bouteille, sacrée bouteille », « Petit garçon » ,  « Il faut que je m'en aille » ou « Emmène moi » , « Petites boites » « Les retrouvailles », sont des tubes  que nous avons tous plus ou moins en tête et qui nous ont marqué depuis plusieurs générations.

Nous connaissons tous Graeme Allwright pour ses adaptations en fançais de plusieurs chansons de Leonard  Cohen et en anglais de Georges Brassens , et de ses duos avec Maxime Le forestier,  ainsi que ses chansons engagées, anticonformistes, antimilitaristes, pacifiques.  Son engagement pour la défense des liberté, de l'humain trouvera un écho plus grand et plus universelle par la suite:

 "Le système capitaliste, basé sur le seul profit, n'a pas d'état d'âme. L'homme n'arrivera jamais à une justice sociale pour tous par les moyens matériels (...). On ne peut s'en sortir que sur le plan spirituel".




Il participe en Inde dans les années 1970 à l'aventure de la cité utopique d'Auroville, initiée par La Mère, compagne de Sri Aurobindo, en travaillant au reboisement de cette zone alors désertifiée; il y refera plusieurs séjours. Son œuvre et sa pensée sont fortement imprégnées de la philosophie du penseur indien Sri Aurobindo, par exemple dans la chanson Lumière. Il fait de fréquents séjours à Auroville, même s'il considère que le ressaut des consciences peut se faire partout et chez tous.
(extrait de la page Graeme Allwright sur wikipedia)


Se influences spirituelles influences se sont renforcées avec Teilhard de Chardin, et Sri Aurobindo dont il a adapté certains poèmes.
Certaines des chansons de Graeme Allwright reprennent des textes d'Aurobindo ou en sont directement inspirés. Lumière, régulièrement chantée en concert, est ressentie comme une véritable profession de foi du chanteur:

The children coming through the haze, coming to the final phase of evolution...

La chanson My cells are changing est elle directement inspirée du yoga cellulaire de Mère. Parmi les autres textes inspiré de l'oeuvre de Sri Aurobindo il y a :

Le monde se prépare a un grand changement 

Nirvana
Sun song
Transformation blues

 
Dans la matière s'allumera la radiance de l'esprit,
en chaque corps brûlera la naissance sacrée.
 "Transformation blues"


10 poèmes de Sri Aurobindo, chanté par Graeme Allwright
 S'inspirant de l’épopée poétique Savitri composée par Sri Aurobindo



Graeme Allwright a toujours été  conscient que ses textes à très grande vocation spirituelle peuvent parfois être difficilement perçu ou créer des réticences en concert, peuvent dit-il "mal passer", mais, ajoute-il, "si je touche une seule personne, c'est positif ". 


 "Je crois que l’esprit ne meurt pas, qu’il revient à la source d’où nous sommes venus avant d’être incarnés. Je crois aussi à la révélation qui viendra, malgré l’épaisseur matérielle de l’époque ".
Il s'agit d'un poème Vietnamien qui décrit la guerre du Vietnam. Greame Allright a repris des paroles sur une musique de sa composition.

Paroles de Lumière



 Allwright/albums/Lumiere-3661585549567.html 
1992


The children coming through the haze
Coming to the final phase of evolution
Man will see yes he will see. .
See what he was meant to be a revelation
We have to drink the final cup and
Then we're going to give it up and
Submit to our destiny
We're fighting through the final bout
We're going to, work it out
Just the way it was planned to be... 
 
Lumière, lumière sans fin
Dans ton cœur dans ta main
La nuit s'efface
Tout ce qu'il aime
Ce qu'il mène
Tout est à lui
Et tout lui-même dans l'espace
Un avec l'éternel
Comme sur terre comme au ciel
Vit dans son infinité
Vide ton esprit
Prends du recul
De la forme le nom
Toi-même annule
Et voilà que Dieu parait…

Dix poèmes de Sri Aurobindo






http://archive.auroville.org/journals&media/books&cds/cd_10_poems.htm




·         Moon of Two Hemispheres

·         Trance

·         Flamewind

·         Pall of black night

·         In horis aeternum

·         Divine hearing

·         Dream boat

·         Lost boat

·         The river

·         Journey's end 

jeudi 23 mai 2013

Georges Moustaki

  

“Aphorismes” : musique de Georges Moustaki, paroles de Sri Aurobindo.

Quand nous avons dépassé les savoirs
Alors nous avons la connaissance
La raison fût une aide
La raison est l’entrave
Quand nous avons dépassé les velléités
Alors nous avons le pouvoir
L’effort fût une aide
L’effort est l’entrave
Quand nous avons dépassé les jouissances
Alors nous avons la béatitude
Le désir fût une aide
Le désir est l’entrave
Quand nous avons dépassé l’individualisation
Alors nous sommes des personnes réelles
Le moi fût une aide
Le moi est l’entrave
Quand nous dépasserons l’humanité
Alors nous serons l’homme
L’animal fût une aide
L’animal est l’entrave

 Vous pouvez écouter cette chanson de Georges Moustaki sur ce lien ou celui-ci, dans l'album "Le Voyageur" (1975). C'est la transposition musicale des "Aphorismes et Pensées" de Sri Aurobindo extrait du texte Le But dans "Aperçus et Pensées".


Georges MOUSTAKI: adieu le pâtre grec …